Compte Rendu Partie 1.2 New York
Vendredi 16 Janvier 1925
Tous les personnages sont rentrés chez eux tard dans la nuit à l’exception de Jeff Polanski le détective qui a passé la nuit dans la chambre louée au deuxième étage du Chelsea Hotel.
Dès potron-minet, John Schwartzkopf a tenté d’appeler différents amis auxquels il avait présenté Elias des années auparavant quand ce dernier cherchait des mécènes pour financer ses recherches ; cependant si peu d’entre eux se remémorait avoir eu des contacts avec le journaliste, aucun n’avait engagé de discussion financière.
En rentrant chez elle, le Dr Meredith Maxwell a eu la très nette impression d’avoir été suivie. Après une bonne nuit de sommeil réparateur, elle décide de tenter de prendre rendez-vous avec son confrère le Dr Mordecai Lemmings, le médecin légiste qui œuvre dans le cadre du meurtre de Jackson Elias.
Celui-ci est au courant de la série de meurtre et a bien entendu remarqué les incisions faites au niveau du front des victimes mais il se refuse à toute conclusion hâtive et ne voit pas de lien avec une secte ou un acte religieux, tout au plus la marque d’un gang voulant effrayer ses concurrents.De leur côté l’archéologue et l’ethnologue se rendent dans deux bibliothèques différentes : le premier se renseigne sur les cultes kenyans pouvant utiliser un pranga, la seconde sur les affaires liés à ce genre de pratique en se basant sur les affirmations données par le Lieutenant Poole en rapport avec d’autres meurtres. A ce sujet elle trouve une dizaine d’articles de journaux détaillant les crimes.
Un appel à Myriam Atwright, bibliothécaire à Cambridge dont le nom a été trouvé parmi les notes récupérées au Chelsea Hotel, confirme qu’elle était très amie avec le journaliste et se montre très peinée par son décès. Elias la contactait souvent pour des recherches pointues ou des livres rares ; l’un de ceux sur lequel il comptait a d’ailleurs disparu. Elle se propose d’aider les investigateurs et de les recontacter si elle trouvait quelque chose en rapport avec les recherches de Jackson Elias.
Après s’être réunis à l’hôtel Chelsea, tous se rendent chez Jonah Kensington de Propero Press, avec qui ils avaient convenu d’une entre vue. Déjà mis au courant de la mort de Jackson Elias par l’inspecteur Poole, l’éditeur est heureux de faire la connaissance d’autres amis du journaliste. Il est ravi que quelqu’un s’intéresse à la mort du journaliste, d’autant plus qu’il redoutait le pire d’après les dernières lettres qu’Is avaient échangées. Jonah Kensington met à la disposition des enquêteurs les liasses de documents amassés par Elias pour documenter ses livres.
Les recherches durent fort tard dans la nuit portent leurs fruits et ouvrent de nombreuses pistes. Le groupe se sépare après que rendez-vous soit pris pour le lendemain, pour les funérailles de Jackson.
Novembre 1919
Résidence de Mr & Mrs Bancroft.
A la suite des évènements de la soirée de divination, tous les invités reprennent leurs esprits dans le hall en profitant des rafraichissements offerts par leurs hôtes. Bien entendu la séance de Madame Ursulina est au cœur de toutes les discussions.
La suite des évènements ne nous est parvenue que grâce aux souvenirs diffus et embrumés des quelques participants qui ont survécu à l’incendie de la propriété, faveur qu’ils doivent à Jackson Elias qui les a guidé hors du brasier.
Il semblerait que le foyer ait été allumé par les propriétaires eux-mêmes comme pris de folie ou fortement alcoolisés. L’enquête de Police qui a suivi n’a pas permis d’établir les causes du sinistre mais le District Attorney a longuement interrogé les rescapés dont les témoignages étaient vagues et embrouillés.
Des fouilles pour retrouver les corps des malheureux ont déterminé que l’origine des feux était criminelle. Tous les corps des invités sont retrouvés et une chapelle ardente fut érigée devant les ruines fumantes pour identifier les malheureux.
Quelques jours après ces évènements, une polémique levée par Jackson Elias lui-même, fait rage car les locaux où étaient entreposés les corps attendant de subir une autopsie ont été forcé et un corps a disparu : celui de Madame Ursulina….
Samedi 17 Janvier 1925
Triste jour que celui de l’enterrement d’un ami. La neige fraîche retombée la nuit précédente donne à la scène un aspect irréel : les investigateurs sont les premiers à pénétrer dans le cimetière, accompagnés de Jonah Kensington, du prêtre et de deux enfants de chœur. La cérémonie fut brève et étrangement dénuée d’émotion.
Au cours de celle-ci, Jeff Polanski remarque qu’un jeune homme à la peau sombre et aux vêtements peu adaptés au froid vient d’être déposé par une voiture qui repart aussitôt. Après s’être dissimulé derrière un tronc d’arbre le temps de la cérémonie, il tente d’attirer l’attention du détective qui le rejoint à la fin de l’enterrement. Grelottant, l’homme lui demande de le suivre au Cotton Jazz Club car son propriétaire aurait des informations concernent le meurtre d’Elias. Une fois ses amis prévenus le jeune messager et Polanski rejoignent l’automobile de ce dernier.
Après avoir suivi les indications de son passager, Jeff gare précautionneusement sa voiture entre deux tas de neige entassée par les balayeurs municipaux, juste devant l’entrée du Cotton Jazz Club. L’établissement semble fermé, mais un homme assez imposant habillé d’un uniforme de portier, ouvre la porte principale dès qu’il voit le détective s’en approcher.
A l’intérieur, les femmes de ménage redonnent un peu de lustre à l’endroit tandis que vers l’arrière, plusieurs hommes semblent amener des caisses de bouteilles vers le bar. L’endroit est assez vaste : Polanski traverse un hall puis une partie réservée aux spectacles avec une scène avant de remarquer sur une estrade un homme en costume blanc qui lui fait signe.
Une fois attablé devant un verre d’alcool de contrebande, Jeff peut examiner plus avant son hôte : la trentaine, d’origine africaine, quelques cicatrices parcourent son visage. Ses manières sont faussement amicales et il demande au détective de lui rendre le pranga en feignant à peine de dissimuler des menaces. Cependant, Jeff Polanski n’est pas un perdreau de ‘l’année et est habitué à frayer avec ce genre d’invendus; Il lui en faut plus pour être impressionné et quitte le Jazz Club où l’ambiance s’est considérablement tendue, tout en se jurant de parler de cet échange peu amène au Lieutenant Martin Poole.






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